Petites Iles de la Sonde

vendredi 30 août 2019


Fin août.
Les petites îles de la Sonde, c'est pour bientôt...
Départ le 9 septembre.



lundi 9 septembre 2019





09 09 2019
Terminal C.
C dans l'air
Affaire de sacs
Dos plats et rondo de vacances
Petits pas de danse
Dans l'espace
D'un aéroport presque vide.

mercredi 11 septembre 2019


Je suis un soir d'été à Mauméré.




Ils sont venus vers moi les pieds nus, les sandales à la main.
Ils m'ont raconté le voyage, les avions, les attentes.
Le décalage.






Ils m'ont dit qu'ils étaient bien.
Que j'étais beau et doux
Que j'étais comme avant
Silencieux mais présent.






Pour les remercier je leur ai donné 
Un coucher de soleil sur l'île de Pulau Besar 
Quelques sourires de pêcheurs 
Des fruits et des poissons 
Et pour ce soir, un homard.



jeudi 12 septembre 2019


Je suis "une belle journée dans la mer de Flores".
On m'a préférée à ma sœur, une grimpette de 3 heures sur le Mont  Egon (un volcan toujours en activité de1700 m d'altitude) et à mon frère, un scooter d'un jour pour aller rendre visite à ses copains des villages voisins.
Je suis fière de mon beau soleil et de ma mer tranquille.
J'ai embarqué dans un petit bateau de pêche au port de Nanghale, 2 crevettes occidentales, Tara mon guide pêcheur et son associé.
Et on est parti voguer. J'ai fait de mon mieux.
Je leur ai montré la blessure de 1992 du cousin "un jour de tsunami", une faille dans la croûte terrestre de 70 cm de large et d'une profondeur insondable ( un comble pour mes îles !) It's call "the crack".
Je leur ai offert 3 plongées d'une heure en masque et tuba.
Les poissons étaient tous là, les nageoires sur la couture toute en couleurs, les couleurs en veux-tu en voilà, et du rab pour les coraux, les étoiles et les gorgones de mer, les éponges...
Vraiment je n'ai pas lésiné.
Un pique-nique à Pulau Babi en prime.
Et cerise sur le gâteau, visite du site de Pangabatang, une île rasée de frais par ce satané cousin éloigné, dangereux et imprévisible...
J'ai ramené les crevettes à leur bungalow devant une bière bien fraîche.
Ils m'ont souri et ils m'ont dit "terima kasih". Merci.













J'étais une belle journée dans la mer de Flores.

vendredi 13 septembre 2019


Après 2 nuits au bungalow de la pension Amrita, on quitte Mauméré et les 50 nuances de bleu de la mer de Flores. Direction Moni dans le pays lio à 95 km à l'ouest. Le taxi c'est trop cher, et le bus c'est trop long et incertain, il ne prend la route que si le nombre de passagers est suffisant pour amortir le trajet, sinon le départ est reporté jusqu'à une heure inconnue de tous. On opte pour une solution médiane : la voiture collective, le "bemo" inter-villes. Pas très cher et rapide : 3 heures seulement. La route Transflores est en très bon état. Nos sacs à dos de voiture admirent le paysage montagneux : eucalyptus, bananiers, palmiers... Le tout sur fond de sécheresse. Après Paga, en bord de mer sur la rive sud, le chauffeur  fait une pause déjeuner à Wolowaru. Ben nous, non... Comme un manque d'envie. Juste un petit paquet de gâteaux locaux bien sécurisés pour le gourmand de service.
Pour le tennis club de Vitry, un court en construction nous attend. Préparons nos raquettes !





vendredi 13 septembre 2019


Arrivée à Moni à 700 mètres d'altitude. La température est idéale mais il paraît que les nuits sont fraîches. Le chauffeur nous lâche à une intersection avant le centre bourg. Nous dormons cette nuit à Woloara, un hameau au sud. 1,7 km avec le sac à dos pour arriver dans notre nouveau bungalow, puis balade dans Moni et visite des cascades du coin. Tout autour les montagnes et au pied des tapis de rizières. Et 50 nuances de vert.
Vers 18 heures retour au bungalow. Sur la route, la lune monte et la fraîcheur descend. On sort nos petites laines.

 

 





Les portugais sont passés par là : une levada !

 



 


samedi 14 septembre 2019


Changement de campement : du gekko's bungalow à la Farila' s lodge. On descend d'un cran en catégorie mais la vue sur la vallée de Moni est superbe. À 15 euros la nuit on va pas se plaindre. Après le transfert journée scooter.


On a prévu de visiter les villages traditionnels Lio de Wologai, Jopu et Nggela. Wologai au nord de Moni et les 2 autres au sud. En tout une centaine de kilomètres à parcourir.
Mais Wologai est fermé pour cause de cérémonie. En nous dirigeant vers Jopu, on passe devant un village d'où l'on devine de la route ces fameuses maisons traditionnelles au toit de chaume. C'est le jour d'un marché â même le bitume. On pose le scooter un peu plus loin et on tente une virée dans le centre du village. On monte une ruelle pavée jusqu'à une place où une centaine d'hommes fument, mangent et parlent bruyamment. Il y là un arbre magnifique quelques maisons traditionnelles dans un piteux état. Mais bon. Je dégaine mon appareil photo, prends discrètement trois clichés avant qu'un jeune homme, au regard fumé de ganja, ne vienne me faire comprendre qu'il est interdit de prendre des photos et que je dois payer un amende dont le montant varie à chaque évocation. J'essaie de négocier quelques clichés supplémentaires en échange de l'amende mais le bonhomme s'énerve un peu, d'autres quidams s'approchent, d'aspect moins conciliant que notre rasta de pacotille, et l'ambiance devient assez tendue. Devant des négociations qui ont peu de chances d'aboutir, je cherche à l'aveugle, dans le porte-monnaie qui se trouve dans ma poche, la plus petite coupure, en trouve une autre, l'abandonne à mon triste sire et nous repartons en scooter vers les autres villages, ceux-là "officiellement" traditionnels. 







Sur la route avant de repasser par Moni, quelques rizières charmeuses nous proposent le chemin des lacs du volcan Kelimutu. On craque. Les villages traditionnels attendront. Demain peut-être.








Tout en haut de ce royaume de couleurs, le peuple singe règne, et la silhouette de son chef, vieux mâle dominant, se moque bien du monument de l'homme.


dimanche 15 septembre 2019


Deuxième journée de scooter. Come back to Wologai. La cérémonie de 3 jours est terminée, on peut errer dans le "village traditionnel", et ma foi, ça valait le coup d'insister. L'atmosphère dégagée par l'ordonnancement des maisons autour d'une place sacrée, leurs entrées sombres et mystérieuses, les villageois tranquilles, souriants, et volontiers bavards avec leur petit bagage d'anglais, l'absence quasi totale de touristes (c'est d'ailleurs le cas partout où nous sommes passés) nous font apprécier cette petite visite. Ici on vit de la culture et de torréfaction du café.







À la sortie du village, justement, une petite guitoune nous propose une dégustation de café. Et l'on fait une jolie rencontre. La propriétaire de la boutique (une Sulawesienne prénommée Yuli) tient aussi une exploitation de café. Elle connaît tout de la culture et du processus de torréfaction local.
Il n'est pas banal ce café, un peu acide, presque citronné, et bon.
Nous sommes chaleureusement invités aux Célèbes dans la famille de Yuli.
Hélas nous avons d'autres projets. Dans quelques temps peut-être...


dimanche 15 septembre 2019


Retour sur Moni pour la pause déjeuner et deuxième excursion au sud à Jopu, un autre village lio. 10 km de descente de piste délabrée, avec un scooter sans frein arrière, c'est du sport. On arrive aux premières maisons pour se faire cueillir par Mama Maria qui nous propose (impose ?) une visite guidée de sa maison dont on remplace la toiture de bambou et de paille de roseaux.
Mama Maria nous raconte dans un anglais assez documenté, les mythes et croyances de l'ethnie Lio. Pour résumer, les Lio sont animistes, totemistes, catholiques, voire un peu fétichistes. Un peu de tout : il y a 7 tribus, 4 serpents, la maison terre-mère avec son toit montagne et le ciel-père. Les traditions sont plutôt contraignantes, très machos (la femme compte pour du beurre), et heureusement ont tendance à se faire oublier. Restent les superbes maisons.









On revient à Moni dare-dare, et on passe la soirée avec un super groupe de reggae en concert dans notre cantine habituelle. 

lundi 16 septembre 2019


On quitte Nicoleus, l'indolent gérant de Farila Lodge.


Pour monter dans un grand-mini bus collectif direction Bajawa. Le chauffeur nous la joue "Fast and Furious" et...


Ça ne loupe pas. Au bout de quelques kilomètres une des 3  mamies derrière nous rend son âme et son petit déjeuner. Bruitages assez convaincants, heureusement sans odeurs. On oublie....
Le route file parmi les rizières et les forêts de bambous. Nous quittons le pays Lio pour le Ngadha. Le chauffeur s'arrête pour la pause déjeuner tout près de l'un des 2 piliers de la région : le volcan Ebulobo (grand-père Lobo : 2128 mètres).



Arrivée sur Bajawa à 1100 mètres d'altitude. Le bémo du Homestay Lekolodo nous emmène à 13 kilomètres de la ville en pleine nature. Quelques maisons forment un hameau. C'est un site estampillé "écotourisme", géré par un québécois, Gilles Raymond, venu s'installer à Florès il y a une vingtaine d'années, qui a épousé une indonésienne, et qui se démène depuis pour amener l'eau dans les villages alentour. C'est un passionné du pays. 
Avant le repas du soir, sur les conseils de Gilles, nous allons au bout d'un petit chemin pour admirer le coucher du soleil sur le 2ème pilier de la région, le volcan Inérié (Mère Rié : 2227 mètres).
Le diner avec Gilles sera animé de grandes discussions autour d'un verre d'arak, la"poire" du coin. 







mercredi 18 septembre 2019



Stéphane sera notre chauffeur tout au long de cette journée. Dans son bémo tout pourri, c'est reagge à fond et sourires généreux. Stéphane fait partie du staff informel de Gilles, comme tout un aréopage de locaux, et il a la charge de nous emmener au village de Béna et à la source chaude de Nagé. Le ciel est bleu et le soleil brille. On contourne la base du volcan Inérié, on traverse les villages de Langa, Bela puis Louba. Et on arrive après une heure de route spaghetti au village de Béna.


Béna, c'est LA référence en matière de village traditionnel dans toute l'Indonésie. Malgré un abandon apparent, les familles Ngadha occupent toujours les lieux. L'espace dégagé par cette immense place occupée tantôt par de drôles de parasols en paille, les ngadhus tantôt par des maisons miniatures sur piquet, les bhagas, tous les deux symboles, le premier de l'homme, le deuxième de la femme, nous impressionne et nous force au silence. Quelques rares ombres de touristes, glissent le long des "vraies maisons", qui sont plus que de simples habitations mais des signes distinctifs d'appartenance à tel ou tel lignage ou tel ou tel niveau social. Quelques animaux passent ou observent avec indifférence la magie du lieu.
Pauvres bêtes, si elles savaient ce qui se trame à l'arrière des cuisines...















En début d'après-midi, le bémo nous "rastafarra" vers la source d'eau chaude de Nagé quelques kilomètres plus bas. Et là c'est sandwichs de chez Gilles, baignade dans le torrent assez puissant (Je me suis fait balader entre et contre les rochers sur quelques mètres, j'ai un bleu là...) Et très très chaud. Au moins 40 °.



Et retour à notre chalet éco(hum ! hum ! logique ? nomique ?)touriste. 



Allez, une dernière vue de Dame Rié prise du balcon pour faire des rêves de chapeau pointu.


mercredi 18 septembre 2019


On laisse l'Inérié et son chapeau pointu,




On abandonne Gilles à ses multiples projets... de projets du haut de son mirador-cantine.



Et on met le cap au coeur du pays Manggarai, à 1070 mètres d'altitude, au pied du volcan Ranaka (2400 mètres), à Ruteng.
Le comité d'accueil est composé d'un ciel gris, d'une petite pluie fine, et d'un hôtel calme et très confortable bien mérité après 5 heures 30 de transport dans un paysage qui fatigue les yeux tellement qu'il est beau. Rizières en terrasse, mer, montagne, forêt, tout y est...
On profite du reste de la journée pour planifier le reste du voyage attablés devant une bonne .....? C'est que le temps passe vite, ma pauv' Lu cette, et on ne pourra certainement pas tout faire.



jeudi 19 septembre 2019


Journée scoot toujours.
D'abord une virée à Cancar pour voir les rizières en toile d'araignée. C'est à 18 km à l'ouest de Ruteng. Et tout de suite quelques rencontres sur la route à la faveur d'une emplette quelconque, essence, eau, ou d'une photo....







Arrivés à Cancar, on grimpe sur la colline de Cara pour avoir une vue unique sur ces champs de riz.






La géométrie de ces cultures ne doit rien au hasard, on s'en doute. Il est ici question, dans la tradition mangarrai, de cercles vertueux, dont la signification complexe, nous laisse perplexes. En tous cas, toutes ces parts de tartes sont une aubaine pour appareils photos.

On continue la petite route qui contourne cette immense plaine, on traverse des villages. Tous ceux qui nous croisent, nous sourient, nous appellent, nous font des signes avec la main. Comme avant, ailleurs...






Et puis, comme en scooter tout est plus accessible, on décide de rejoindre la grotte du Hobbit à 13 km au nord de Ruteng mais en passant par les petites routes de montagne. Le lieu se nomme Liang Bua et le chemin choisi pour l'atteindre était magnifique. On a traversé des villages d'un autre âge, admiré une nature accueillante, salué des sourires d'enfants bienveillants.





Homo floresiensis, le Hobbit, découvert en août 2003 sous la voûte de la caverne de Liang Bua, éclaire les connaissances du monde de la paléontologie sous un jour différent. La lignée Homo accueille un nouvel élu, le Floresiensis, échoué là depuis l'Habilis ou l'Erectus. À cause, ou grâce à l'insularité préservée de Florès sur des centaines de milliers d'années, le bonhomme est victime de nanisation ( d'où le nom de Hobbit ) et de microcéphalie (p'tite tête, va !). Il aurait disparu, il y a seulement 12000 ans à cause d'une possible éruption volcanique. Mais l'éclairage garde beaucoup de zones d'ombre et les polémiques entre spécialistes vont bon train. So, wait and  see...



Un peu plus bas, il y a un musée magnifique de poussière et d'abandon. Quelques perles néanmoins..., âmes sensibles s'abstenir.






Et sur le chemin du retour, notre nouvelle série : " La petite maison dans la rizière "




Clap de fin de journée.


Lundi 23 septembre - 7 heures du matin.
Nous sommes dans le ferry direction Sapé-Sumbawa. 7 heures de traversée nous attendent dans des conditions assez "rustiques". Retour sur les 3 derniers jours.

Vendredi 20 septembre :
5 heures de taxi-collectif pour aller jusqu'à l'extrémité ouest de la Transflores avec 6 Indonésiens à la digestion à double-sens.
L'arrivée à Labuan Bajo nous déstabilise un peu. On n'a plus l'habitude du bruit, de la circulation dense, des touristes en nombre. Labuan Bajo deviendra infréquentable dans peu d'années. On a 3 nuits à passer ici et dans 3 hôtels différents pour cause de surbooking. Notre premier hôtel est tout neuf, avec chambres privées, dortoirs, du bleu grec et de la chaux blanche. C'est joli et confortable.



On passe la soirée à chercher une excursion pour le lendemain à l'île de Rinca qu'on nous a dit plus sauvage et moins touristique.
Il n'y a que 2 endroits possibles au monde pour voir le plus gros lézard du monde, le dragon de Komodo : Rinca et Komodo. Ces reptiles existent depuis 4 millions d'années et peuvent atteindre 3 mètres de long. Ils vivent encore à l'état sauvage et se nourrissent de daims, de sangliers ou de leurs congénères : ils sont cannibales !
On a beau expliquer aux différentes agences que les dragons de Rinca nous attendent, on ne trouve qu'un tour organisé par Red Wales,  tour spécial pour touristes avec snorkeling, ballets de tortues, raies mantas, treck pour les dragons.... mais sur l'île de Komodo. On hésite. La French Lilloise de Red Wales, Lydie, est très convaincante. C'est ok, mais bon, c'est pour le surlendemain. So... Que faire demain ? Rien à Labuan Bajo, c'est trop moche.
Nous nous endormons avec cette cruelle incertitude, de quoi demain sera-t-il fait ?

Samedi 21 septembre

On change de crèmerie après le petit-déjeuner et le contact passe tout de suite avec le gérant du nouvel hôtel. Il connaît un réseau de pêcheurs pour l'île de Rinca. Top là, mon gars. Bateau local et super prix, on embarque à midi avec une Japonaise en prime dans le local boat, tout ce qu'il y a de local surtout le capitaine, et c'est parti pour 2 heures de traversée à petite vitesse.









Et on arrive à Pulau Rinca. Vous êtes prêts ?









Les dragons de Rinca que nous avons vus vivent tous aux abords des habitations des Rangers du Parc National. Ils ont l'air assez amorphes, mais sont quand même impressionnants. On tente une virée avec notre guide Akbar, natif de Rinca, sur les hauteurs de l'île pour THE panorama.




Petite précision : on ne peut pas visiter l'île sans être accompagné d'un Ranger. Eux, ont pour seule arme, leur bâton, qui leur permet étonnement, de tenir à distance les grosses bestioles. Il y a à priori, un lien très spécial, entre les natifs des îles de Rinca et Komodo et leurs dragons. Mythes à l'appui, ils ne pourraient pas vivre les uns sans les autres...

Et on reprend le local boat pour Labuan Bajo. Le coucher de soleil est gratuit, et ça, c'est remarquable en Indonésie...



Dimanche 22 septembre.

Dernière journée à Florès, et quelle journée !
Dès l'aube dans le speed boat tout neuf avec Lydie, son équipe et nous "zôtres", une quinzaine d'occidentaux tous horizons. Premier spot, l'île de Padar pour THE point de vue ( encore un! ) sur le Parc de Komodo.






Pas mal, mais trop de touristes qui participent à cette grimpette. Mêêê, mêêê...
Deuxième spot, Pink Beaches, plages de sable rose, en fait couleur du corail et un peu de snorkeling. Pas mal mais trop de touristes qui participent à cette trempette. Mêêê, mêêê... Troisième spot : le Parc National de Komodo. Là, grosse, grosse surprise. Contrairement aux lymphatiques lézards de Rinca, on a réellement vu les dragons au top de leur forme dans leur milieu naturel. On a même assisté à un combat entre 2 mâles (fait exceptionnel). Virginie en a filmé une partie. Après leur sympathique accolade, le vainqueur, tout excité  s'est mis à charger notre groupe... qui s'est dispersé rapidement laissant les Rangers intimider la bête en levant le bâton.







Quatrième spot : un atoll au milieu de toutes ces îles.


Cinquième spot (le plus mieux) : snorkeling au large de Komodo. Ce jour-là, il n'y avait pas trop de courant et nous avons vu 1 puis 2 puis 3 puis 4 puis 5 puis 6 raies manta nous offrir leur magnifique ballet en décrivant de larges cercles sur fonds marins très clairs. Féérique !!!

Sixième spot : un peu plus loin à Siaba Besar, quelques tortues de mer dans une eau assez trouble et parcourue de courants froids. Du menu fretin pour cette journée riche en émotions et découvertes. L'équipe Red Wales à été vraiment au top. Merci Lydie.

Retour à notre nouvel hôtel et sommeil de plomb.

Lundi 23 septembre.

Après une traversée tranquille sur une mer calme, nous arrivons vers 16 heures au petit port de Sapé sur l'île de Sumbawa.



Nous sommes tout de suite interceptés par un Indonésien qui nous pousse nos sacs à dos et nous dans un "public bus" aussi rustique que le bateau en nous criant : Bima ! Bima ! Ça tombe bien, c'est la ville, à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest, où nous avons par miracle réussi à réserver une chambre dans un hôtel pas trop.... rustique (C'est le mot du moment).
Sapé semble être un gros bourg assez agréable. On croise une population affairée à stocker, échanger, manipuler nombre de marchandises, de victuailles. Beaucoup de charrettes tirés par les fameux chevaux de Sumbawa. La route qui traverse la montagne pour redescendre au port de Bima est très belle, surtout à cette heure de la journée. Des rizières, des palmiers, des singes sur les bas-côtés.
Le chauffeur fonce comme un malade, et nous arrivons à la gare routière de Bima. On rejoint à pied notre hôtel à un petit kilomètre.
L'hôtel est propre, impersonnel mais un personnel gentil et serviable qui nous a dégoté un "driver" pour traverser toute l'île demain et nous emmener à Sekongkang à l'extrême sud-ouest.
On va manger notre "goreng" quotidien dans la seule gargote potable du bled. Bima semble être une ville très sale, aux habitants peu accueillants. Elle souffre, il est vrai, de la réputation d'être un fief d'islamistes extrémistes, ce qui expliquerait l'absence totale d'occidentaux depuis que nous avons posé un pied sur le ferry. Et c'est vrai que les sourires se font rares...

mardi 24 septembre 2019


Mardi 24 septembre

Après le scrumble eggs matinal, on monte dans notre taxi longue distance. La traversée de l'île, Flores mais en plus vert et sans aucun touriste dans les rues des bourgs traversés, presque 400 km, 8 heures sans s'arrêter avec le frère de Juan Manuel Fangio au volant. À une poule près, nous sommes arrivés indemnes à notre étape repos-glandouille-lecture-baignade pour 4 jours. Virginie nous a dégoté une petite place au paradis auprès du dieu Booking et ma foi nous n'en sommes pas loin.






mercredi 25 septembre 2019





Rafraîchissement

Au bar du tsunami
Deux volcans amis
Vapotent

Fait chaud dit l'un
Ma gorge brûle
Fait soif dit l'autre
Tu paies ton coup ?

Kelimutu ! S'il te plaît
Deux verres du vert de ton eau
Qu'on se rince la cheminée
Qu'on se nettoie les tuyaux

Hélas, désolé mes frères
Plus d'eau verte dans mes cratères
Plus de pluie dans mes rizières
Les forêts brûlent
Les bêtes pleurent
Le soleil tue
La vie se meurt
La faute à qui ?
Cet animal prend tout
Et ne nous laisse rien

Au bar du tsunami
Deux volcans amis
Laissent leur chapeau à l'entrée
Et retournent chez eux
Pour tout faire péter 

Mercredi 25 septembre
Après une nuit paradisiaque, nous nous appliquons à ne rien faire et nous échouons. En scooter, nous décidons d'aller explorer les environs. Nous traversons les villages de Maluk, Jereweh quand le guidon commence à blobloter. Crevaison et réparation immédiate dans un atelier en bord de route.



L'incident clos, nous prenons une petite route sur quelques kilomètres pour aller au village de Jelenga habité par une communauté Sasak  de Lombok. La photo sur notre guide nous montre un paysage verdoyant où au milieu coule la rivière Jelenga. Mais la rivière est asséchée, la campagne grille, les habitants se terrent à l'ombre de leur bicoque. Six mois qu'il n'a pas plu. Encore deux, trois mois à attendre la mousson. On s'impatiente...
On pousse jusqu'à la plage pour voir de l'eau.






Retour à notre bungalow dans la soirée et balade sur la plage.
Demain c'est craché, juré, on ne fait RIEN.


Jeudi 26 septembre.

Tel Louis XVI à Versailles sur son journal, le jour du 14 juillet 1789, j'écris à propos des événements de la journée : rien.
Si ce n'est une longue balade sur la plage et du snorkeling assez loin de la barrière de corail qui moutonne à l'horizon.

jeudi 26 septembre 2019



Le bonus : Les vidéos de Virginie lors de notre virée sur  l'île de Komodo.




Et le super bonus : La vidéo d'une de nos camarades de plongée sur le spectacle de danse des raies mantas.


Vendredi 27 septembre
On se lève à 6 heures pour aller avec un guide faire une virée dans la jungle.
Le trek commence au village d'Agal un peu après Alas, à 1 heure et demie de route de notre havre de paix à Sekongkang. Pati, la gérante espagnole du restaurant où nous prenons tous nos repas, nous a préparé une tortilla aux patatas pour le petit-déjeuner que nous mangeons dans la voiture.
Le but de la balade est la très haute cascade d'Agal, même si à cette époque de grande sécheresse, l'eau, une fois de plus, manque à l'appel.
Nous rejoignons notre guide Padu et l'interprète Rubby.  Les deux sont en affaire pour une exploitation de café robusta et de miel de montagne. Et nous devons tout d'abord nous plier à une séance photos pour la promotion des 2 produits. Avec leur portables, tous les 2 nous mitraillent un paquet de café dans une main, un flacon de miel dans l'autre.


Puis la voiture nous emmène tous les 4 à l'écart du village.
On commence par traverser une rivière.


Et Padu nous ouvre la voie, la machette à la main. Ça commence doucement  et puis ça monte sec et avec la chaleur...






Il faut faire attention où l'on pose le pied car des pierres invisibles roulent sous de grandes feuilles sèches. Les mains cherchent des appuis sur la végétation, mais là aussi, il faut être vigilant. Virginie et moi, nous nous sommes aggripés à une petite plante de rien du tout et on s'est retrouvé avec un urticaire sur les mains et les bras, genre orties, mais version équatoriale. Ça ne démange pas, ça brûle et ça dure quelques heures.

Le meilleur était à  venir. Le Pierrot, il a posé le pied sur un gros galet instable et il s'est vautré dans le ruisseau qu'il traversait. Résultat, l'annulaire de la main droite en Z. Première phalange normale, la deuxième à 90 ° à droite, la troisième 90 ° à gauche. Rubby et Padu étaient désemparés devant ce doigt d'horreur, Virginie affolée. Le Pierrot, il n'a fait ni une ni deux.  Il a immédiatement redressé les 2 phalanges en 2 cracs distincts avec sa main gauche. Et il a eu un gros coup de pompe dans les dix minutes qui ont suivi.

Nous étions à un quart d'heure de la cascade. Après un peu d'hésitation, vu que le doigt, bien qu'enflé, avait repris sa droiture, on a continué et on n'a pas regretté.




On est resté à papoter au pied de la cascade, en sympathisant avec nos 2 lascars et on est redescendu de la montagne sans cheval. 








À Agal, Rubby nous invite à boire un café avec son père, menuisier. Magnifique bonhomme que ce petit Rubby de 23 ans, plein de projets, d'initiatives locales et environnementales dont nous apprécions concrètement les réalisations en dégustant son café, excellent et parfumé.
Du coup, on en acheté 2 paquets.







Samedi 28 septembre.
Ils quittèrent Sekongkang. Ils s'étaient levés tôt en prévision de la voiture taxi programmée pour 9 heures ce matin-là. Pierre avait entendu les rouleaux de mer s'étaler sur la plage toute la nuit. Un bruit de fond continu, pas désagréable quoique un peu entêtant. Virginie avait dormi à poings fermés.

La veille au soir, Pati avait fait venir un groupe de musiciens indonésiens au restaurant. Ils avaient bu 2 verres d'un vin blanc excellent et 2 bières chacun. Ils avaient même un peu dansé, seuls près de la piscine sous les étoiles. Les quelques clients, surfeurs australiens et Indonésiens du coin n'avaient pas décollé de leurs bières. Ils décidèrent tous les deux d'aller se coucher quand le chanteur du groupe (et comptable de Pati) s'essaya à interpréter le "Wish you were here" des Pink Floyd. De toutes façons, ils étaient là ensemble, et n'avaient rien d'autre de mieux à souhaiter.

La matinée commençait mal. Virginie découvrit une colonie de fourmis explorant sa trousse de toilette et mit un certain temps à se débarrasser de toutes ces importunes.
Pierre avait bouclé son sac à dos. Il partit au restaurant pour aller régler la note de tous les repas du séjour. Virginie le rejoignit quelques instants plus tard, toujours grommelant contre ces foutues bestioles.
Pati n'était pas là, mais Ita et Yulli leur servirent le dernier petit-déjeuner.
Vint le temps des adieux, des embrassades, des "on garde le contact Whatsapp" pour le plaisir d'y croire.


La voiture taxi, berline toute neuve, spacieuse avec chauffeur et interprète (peu de gens parlent anglais sur Sumbawa), traversa les villes de Maluk, Jereweh, Taliwang, Seteluk, Alas, Utan. Pierre aperçut au large l'île-ville de Bungin, passée pour être la plus densément peuplée d'Indonésie, voire du monde : 5000 personnes sur 6 ha.
Virginie somnolait, les 2 compères, devant, avaient l'air de bien s'entendre et Pierre continuait à regarder le paysage défiler à toute vitesse, les scooters à voiles, les énormes camions du complexe minier, les charrettes à cheval, les poules, les singes, les chèvres... Ils devaient prendre un bateau pour aller sur Pulau (île) Moyo mais ils ne savaient pas trop où ni comment. Ai Bari, point de départ pour l'île, ne dessert plus que le port de Ai Manis sur Moyo et Virginie avait réservé pour trois nuits un bungalow à Labuan Hijo , au nord de l'île et comme il n'y a aucune route entre les deux villages... L'interprète passa quelques coups de fil de son portable et le chauffeur les emmena à un petit port improbable de Sumbawa Besar où il leur négocia la traversée avec le capitaine pour un prix modique. Il fallait juste attendre que le chargement des sacs de riz et autres denrées soit terminé. 1 heure ou deux. Comme le temps approximatif de la traversée.




Le bateau quitta le port en toussautant. Parmi la vingtaine de voyageurs Indonésiens, certains vautrés, d'autres assis, une jeune Autrichienne, Sarah dont ils firent la connaissance plus tard et qui voyageait au long cours pour quelques mois en Asie. Un break dans ses études de médecine. Elle, et une famille de trois Hollandais seront les seuls occidentaux qu'ils croiseront les trois prochains jours sur Pulau Moyo, ce bout du monde encore préservé, si loin de tout...
Le bruit du moteur était assourdissant et Pierre se dit qu'ils avaient bien de la chance de passer d'un taxi de luxe à une barque locale sans que personne ici, et eux les premiers, ne s'en formalise pour autant. Les étiquettes si pratiques pour classifier les gens en fonction de leurs moyens, ne collaient plus.
Le port de Labuan Haji, d'une modestie exemplaire, apparut après une heure et demie de traversée. Leur bungalow était à une centaine de mètres.
Le soleil, en se noyant à l'horizon, leur rappela qu'une fois de plus ils n'avaient rien mangé depuis le matin.
Pour dîner ils avalèrent sans véritable appétit, un poisson grillé pourtant succulent servi dans la cantine attitrée des 4 bungalows et allèrent se coucher aussitôt après.
Ils venaient de se rendre compte qu'ils étaient épuisés.







Dimanche 29 septembre.

La matinée à profiter de la tranquillité du lieu. Deux poissons grillés à midi, une sieste dans la chaleur étouffante du bungalow (l'électricité n'est disponible que de 6 heures du soir à 6 heures du matin) et une balade en fin d'après-midi à une cascade toute proche derrière le village.





Sur le chemin du retour, des gamins en grappe, des mères qui nous donnent des fruits, un marchand ambulant...


Et pour finir un sunset magnifique, là, juste devant notre bungalow et notre bière quotidienne.



Lundi 30 septembre.
Nous partons avec Dani, le "co-gérant" indonésien du Maleo Homestay, et nos trois Hollandais pour une virée snorkeling-cascade-picnic-resnorkeling. Sarah est partie hier matin pour Bima, puis Flores. Sarah est une jeune femme de 23 ans, qui avant de tailler sa route, veut en croiser d'autres, ailleurs. On l'a encouragée dans son projet.



Sur le bateau, on sympathise avec nos Dutchs, on échange galettes et bonbons, impressions de voyage, souvenirs et même un peu plus. Le père, aux cheveux blancs, est natif de Java. Sa famille de colons est revenue vivre en Hollande après l'indépendance. Il ne s'est jamais senti entièrement hollandais, et encore moins indonésien, mais il se plaît à être citoyen du monde tout en cherchant, malgré tout, ses racines. Un beau bonhomme. Peut-être...

Les fonds marins sont magnifiques, comme d'habitude, la cascade un peu chiche en eau, mais la virée très rafraîchissante.





La journée terminée, nous bouclons nos sacs à dos avant d'aller déguster un mix indonésien préparé par la cuistot(e ?) en chef de la cantine. Extra !
Demain, à 7 heures du matin, on reprend le bateau pour Sumbawa Besar et il ne faut pas le louper, il n'y en a qu'un (et ce sera déjà pas mal).

Mardi 1er octobre.
Nous quittons Pulau Moyo avec le même capitaine et le même bateau qu'à l'aller. Des dauphins nous ont nargués au milieu de la traversée.





En face à Sumbawa Besar, c'est ça...




Aujourd'hui première journée de transit. Demain, c'est le début de la fin. Le retour, quoi : avion jusqu'à Denpasar avec étape à Lombok. Une nuit à Bali et back to France. 
Merci à tous ceux qui nous ont suivi, surtout à ceux qui nous ont laissé des commentaires. 

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