Les Iles Canaries

 20 novembre 2021.

"Faut qu'on se tire ailleurs.
C'est bien plus bath ailleurs."
Départ programmé le 24/11.
Ce sera là ! 




Et pour la première fois, le retour, lui ne l'est pas.
Programmé.

mercredi 24 novembre 2021

Préchauffage


Gare de Cognac sous un ciel gris
Arrivée sur Bordeaux avec la pluie.
A la "Maison du vin de Bordeaux", on a bu des grands vins du (grand) coin à de tous petits prix et dans un magnifique décor. 
1 cours du 30 juillet, on a pas regretté. Saint-Emilion sur chocolats Cadiot-Badie.
Du coup la grisaille en a pris un coup.


Fuerteventura : hissez les voiles !!

25 novembre : Arrivés à l'aéroport de Fuerteventura (Puerto del Rosario) en fin de journée. On récupère la voiture de location et on fonce vers notre premier nid, au village de Lajares. Il fait nuit mais doux. Sur les bas-côtés d'une belle route, on devine quelques palmiers et plus loin les chapeaux pointus de petits volcans. On se dit, on se répète, il fait doux. La maison que nous louons pour trois nuits est à l'écart du centre bourg. À peine les bagages posés, on y retourne à pied pour 2 "jarras" de bière, 2 salades et 1 plancha de tapas. Retour sous les étoiles, les yeux déjà plein de sable. Il paraît que demain il va pleuvoir. (bruits de comptoir au restaurant). Un dernier "il fait doux" et le froid des jours passés finit de fondre.


vendredi 26 novembre 2021

À l'attaque

Lajares, le matin, en allant chercher croissants et pains, arrêts sur les premières sensations. Et d'abord notre cube.
 Gris mais doux, pas de pluie, rural un peu décalé, cool et surf, un pays entre l'Arizona et la Californie. Sur les murets, le blanc ce n'est ni de la farine, ni de la neige, encore moins un glaçage au sucre. Alors quoi ?

Le norrrrd (de l'île).

C'est pas tout ça mon gars, faudrait penser à se bouger. On opte pour El Cotillo, petit port à quelques bordées de Lajares et on s'offre notre première balade en bord de mer jusqu'au Faro del Toston.
 


vendredi 26 novembre 2021

À l'est, du nouveau !

Après une chouette paëla aux fruits de mer au petit port d'El Cotillo, cap à l'est. On avait lu que quelque part après la ville de Corralejo, un parc naturel classé prenait des allures de Tartare. Qui l'eût cru ce Tartare ? Comme il était déjà pas si tôt que ça, on a blindé un peu, les freins ont lâché et on s'est retrouvé au Sahara.

samedi 27 novembre 2021

Pas au-dessous du volcan mais tout autour.

On confie la maison à Blanquette et on profite du beau soleil pour aller faire une randonnée sur le volcan le plus proche et le plus accessible. Direction La Oliva, un village à 5 km pour faire tout le tour de la Montaña de la Arena. La balade dure 3 heures. On achète des madeleines pour les petites pauses du trajet et on prend un chemin un peu au hasard qui porte par chance le nom du volcan. La température est idéale pour crapahuter sur les pentes de gravier de lave et tant mieux car pas un pet d'ombre sauf quand un nuage de tant à autre passe sans traîner. Les panoramas sont évidemment magnifiques. C'est pelé comme il se doit mais même si le nuancier de couleurs a perdu quelques plumes, en y regardant bien, on ne s'ennuie pas.
Au retour par contre, nous sommes passés par les "quartiers sensibles" de La Oliva, entrée officielle du parcours, qui craint de ses chiens molosses en liberté, de ses poubelles éventrées, de ses taudis puants, qu'on s'est dit que ça devait en faire renoncer plus d'un à la balade. Et en effet, quasi personne sur tout le trajet.


Betancuria

Après-midi : virée à Betancuria, joli petit village au centre de l'île. Un peu tard pour faire une autre randonnée. Sur la route du retour, on préfère profiter de la superbe lumière qui dore doucement de vieux volcans aux cônes d'écoulement tout empâtés. Et dans la soirée le vent s'est levé. Fort. Ce qui ne réveillera pas nos gros endormis. Enfin, on espère !

dimanche 28 novembre 2021

L'adieu aux ânes

Le croissant de lune laisse la place à celui du petit-déjeuner. Chemin faisant vers la boulangerie, je laisse quelques morceaux de pain rassi à nos ânes voisins aux regards si tristes. On quitte Lajares ce matin et on a beaucoup aimé ce village populaire où les surfeurs se fondent gentiment dans la population locale. Direction le sud le l'île pour une deuxième étape de 3 nuits : Costa Calma.


Ajuy pour le plaisir

On traverse le nord de l'île par le centre : Tefia - Antigua - Tuineje - Pajara. Et on choisit le petit port d'Ajuy  pour croquer un poisson frit, même deux à "La Jaula de Oro ". On a les pieds dans le sable noir de la plage et la mer au bout du bras. Les falaises qui bordent le port sont creusées par l'océan depuis des millénaires et forment des cuevas dans lesquelles on peut s'aventurer sans risques. Ce qu'on a fait.


Le mirador avant la nuit

À la bonne heure, l'heure de la lumière rasante, on est monté au mirador astronómico de Sicasumbre pour se sentir humble et minuscule.


lundi 29 novembre 2021

On se calme.

Costa Calma. Sûr, c'est calme, rien à dire, mais c'est la Côte. Échantillon de notre camping pour 3 nuits dans le sud (et pas 1 million d'années, même toujours en été).



Café ? Thé ?

Tout l'intérêt du coin se résume en un mot : Jandia. Cette péninsule tout au sud abrite le point culminant de l'île : le pic de la Zarza (814 mètres 🤣) que nous n'avons pas grimpé. Non. Nous c'est plutôt le côté plage, celle de Cofete (prononcez cofété). Après avoir abandonné la 4 voies à Morro Jable (prononcez Mort aux rats tout court tellement que c'est laid) on roule sur une piste genre tôle ondulée sur une vingtaine de km avant d'arriver à LA PLAGE.


L'instant pouet

À Cofété
Il y a un cimetière de pêcheurs
Qui solde une dernière place
Et un bar.

Au bar
Il y a un pêcheur
Qui veut boire
Et un serveur qui lui demande quoi.
- Café ? Thé ?
- Non, une vague.
- Une vague à quoi ?
- Une vague à lame.
- Je n'en ai plus, attendez-moi.
Sur la plage juste derrière le bar,
Le serveur choisit
Un rouleau mourant mais encore coupant
Le pose sur une planche
En forme de bateau
Pousse la porte
Content de sa trouvaille.

Mais le pêcheur a disparu
Ne reste plus dans le bar
Qu'une marmaille de jeunes surfeurs
Qui trouvent la trouvaille géniale
Et commandent des rouleaux
Qu'ils baptisent cocktails
Et toute la nuit
Ça boit et ça ripaille.

A Cofété
Il y a un bar
Ouvert tard
Pour les fêtards
Et un cimetière de pêcheurs
Où il n'y a plus de place.


La pointe du bout.

Après Cofété, on passe à nouveau la montagne pour redescendre sur le Puerto de la Cruz et le Faro de Jandia. L'extrême sud-ouest. Une drôle d'ambiance sur ce bout du bout. Quelques touristes qui déambulent et en retrait à une poignée de kilomètres, un village de caravanes semi-enterrées, repeintes en gris béton vitres incluses, et où il n'y a pas âme qui vive. Heureusement sur la piste du retour quelques chèvres perdues dans la caillasse, dont on se demande bien de quoi elles se nourissent, viennent nous dire au revoir ou peut-être nous demander à manger. Mais pas un quignon de pain à leur refiler, hélas.


mardi 30 novembre 2021

Sehr Schön.

Dernière journée à Fuerteventura.
Tranquille le matin, pas plus énervé que ça l'après-midi, on s'amuse à rejoindre la plage de Sotavento, connue mondialement pour ses compétitions de wind et kite surf. Pour ce faire on longe la côte en passant d'une petite crique à l'autre et on arrive assez rapidement à cette plage mondialement connue, etc...
En début de soirée, en voiture, on rejoint la bourgade de La Pared (le mur en Espagnol) qui se trouve de l'autre côté de l'isthme (5 km). L'Histoire raconte que le mur naturel de sable et de roche fossilisé qui a donné le nom au bled (premiers arrivés les Berbères) divisait l'île en 2 royaumes avant l'arrivée des Romains, celui de Jandia au sud et celui de Maxorata au nord.
C'était il y a très longtemps. Maintenant, depuis plusieurs générations, un seul royaume et un seul roi : le touriste ( germanique dans le coin ).
Demain on décolle pour Tenerife.

jeudi 2 décembre 2021

Tin Irifi : endroit de la soif

1er décembre.
Journée de transit
Pas de visite
Mais du temps libre
Pour les livres
Arrivée sur Tenerife en fin d'après-midi. Doux mais gris, il vient de tomber une grosse drache sur le tarmac. On récupère la voiture de location et on file à Santa Cruz de Tenerife. Circulation grosse ville, ramblas locaux, problèmes de parking, apppartement confortable.
On trouve une guitoune en exterieur vers le port pour croquer la "croqueta". Et dodo.
2 décembre
Le nez au vent
La baguette et les croissants sous le bras
Le pas nonchalant du chaland matinal
Les premières impressions sont toujours les premières.


Anaga - Taganana - La Laguna

2 décembre matin
Le Parc rural d' Anaga par le village de Taganana. Petite virée, gros dénivelé. Armoise et kalenchoës nous accompagnent. Du soleil, de la pluie. C'est vert, c'est gris. Changeant.


La Laguna

2 décembre après-midi : La Laguna.


3 décembre : La Orotava

La Orotava.
s

4 décembre

Le Parc du Teide 


dimanche 5 décembre 2021

J'avais plus ou moins chaud...

Arrivée hier chez Ernst et Birgitte à El Tanque à l'est du Parque de Teno. De l'ultra rural, notre chaumière des trois prochaines nuits.
El Tanque est tout en dénivelé. Nous, on est tout en bas, les commerces et les restaurants, tout en haut.
Aujourd'hui, visite de Garachico un bourgade sans grand intérêt en bord de mer, encore plus en bas. Descente à pieds de 8 kms, visite, puis remontée en bus et en taxi pour redescendre à notre chaumière boire un thé et  remonter au village pour dîner et redescendre. Se coucher.
Aujourd'hui on a dû faire plus de kms en hauteur qu'en longueur.
Y'a des jours comme ça dans la vie : y'a des hauts et des bas.


lundi 6 décembre 2021

Après les mules, les chaussures.

Parque Rural Teno : plus de 8000 hectares qui couvrent la pointe nord ouest de l'île, assez sauvage et couverte de laurisilva (lauriers et bruyère géantes). Les sentiers muletiers qui servaient aux bergers sont devenus "randonniers". Nous avons emprunté l'un d'eux, le Callejón de Teno, qui part d'El Palmar pour rejoindre Teno Alto. 8 kms A/R. Et la petite pause casse-croûte qui fait du bien à Los Bailaderos.


Muletier en rang donné

L'ombre du berger sans étoile
Rode dans le parc de Teno

Où sont mes brebis, mes chèvres ?
Où sont mes troupeaux ?
Où est mon chien ?
Les bruyères qui gardaient
Le secret de mes sentiers
Ont été remplacées
Par des panneaux de randonnées.

Et tous ces gens qui viennent de la ville
D'autres pays que le mien
Qui parlent le babil
Des Babels  de demain
Le savent-ils ?

Tais-toi donc berger !
Lui répond le Teidé
Apprend donc à vieillir
A renoncer sans souffrir
Moi, j'ai ce téléphérique
Sur mon dos et qui me pique
Est-ce que je me plains de cette tique ?
Tous ces gens comme tu dis
Ne sont pas si méchants
Et à les écouter me gravir
Me chatouiller dans mes sentiers
Je me surprends à sourire
Par ma bouche délavée.

Berger, adapte toi c'est facile
Change de troupeaux
Ces gens sont dociles

Dans le parc du Teno
L'ombre du berger sans étoile
A changé de silhouette
Plus de béret, plus de manteau
Mais un triste regard
Sous une drôle de casquette.




mardi 7 décembre 2021

La Goméra lovely

Adieu Tenerife, à nous La Gomera. Journée de transit. Traversée en bateau. Arrivée à Agulo au nord de l'île dans la soirée.


mercredi 8 décembre 2021

Une chambre avec vue sur la mer

La Goméra, c'est le Graal des randonneurs. L'île, assez désertée par le tourisme de masse (peu de plages), offre ses charmes aux pro de la pataugas et du bâton de marche. Et ça vaut le coup. On a commencé à l'aveuglette sans cartes, sans guide en prenant le premier panneau qui se présentait à la sortie d'Agulo. Et on s'est retrouvé, sans le savoir, sous les 400 mètres de dénivelé pour atteindre le mirador d'Abrante. C'est raide. Sur la photo de la falaise prise d'en bas au village, on distingue une structure en verre qui s'avance tout en haut sur la droite. Ben, ça monte quasiment sans lacets jusque-là et la récompense est la vue de ce plongoir de verre, une fois la grimpette terminée. Puis on a continué sur Juego de Bolas (pause repas) et on est revenu par El Roquillo. En tout, à peine une dizaine de kilomètres pour 5 heures de marche. En face le Teide de Tenerife nous nargue avec ses 3718 mètres d'altitude (point le plus haut d'Espagne... en Afrique).



Dédicaces

Les murs à maturité d'Agulo, petit village de La Goméra.


jeudi 9 décembre 2021

Un jour sans.

Le menu au petit-déjeuner : de la pluie, du vent et pas chaud. Alors, on a choisi une toute petite boucle de 3 km dans notre tout nouveau guide "Red de senderos" : "La presa de las Rosas", dont on a eu du mal à trouver le début, à priori à l'abandon depuis quelques temps. S'en suit un parcours un peu tristounet ponctué de deux chiens agressifs et de bonnes rafales de vent. Quand ça veut pas, ça veut pas.
Le seul soleil de la journée, nous l'avons trouvé à 15 heures dans l'assiette du restaurant Carraca à Vallehermoso.
Aparté culinaire : Les trois sauces (espagnoles, très goûteuses et relevées) sur la photo, sont servies en guise de tapas avec un gros morceau de pain (espagnol, pas terrible). Quand on a faim, et c'est généralement le cas après la balade, on se précipite dessus. Vous vous doutez du résultat pour la suite du repas...
Vallehermoso est une très jolie bourgade, mais la pluie s'est mise à tomber, le vent à souffler.
Il nous a pris l'envie de rentrer au chaud dans notre Casa Rural pour boire une petite camomille.
Demain on change d'auberge : El Atajo.

Badeplaf

Imaginons être en-dessous d'un énorme nuage gris. Imaginons qu'il y  ait beaucoup de vent et que de tous côtés, à l'horizon, le ciel est bleu. Sans être un optimiste à tous crins, on peut espérer que le bleu gagne du terrain sur le gris grâce à la force du vent et éventuellement l'âge du capitaine. Eh bien en 3 jours sur Agulo, le vent a eût beau souffler ; on a vu passer des cornes de bœufs ; le gris ça l'a bien fait rigoler mais il n'a pas bougé d'une gouttelette.


vendredi 10 décembre 2021

La petite maison dans la vallée.

On a traversé l'île sur une route magnifique, percé le Parc National de Garajonay, magique dans son écrin de brume, pour aller recharger nos batteries au soleil à Valle Gran Rey. Et regagner notre nouveau gîte pour trois nuits, la maison des sept nains au fond d'une vallée merveilleuse. Avec du bleu au plafond. El Atajo. Olé !


samedi 11 décembre 2021

From the top to the bottom

Aujourd'hui et demain sont consacrés à la découverte du Parque National de Garajonay. Aujourd'hui c'est une balade parmi d'autres qui nous emmène tranquillement côté soleil de l'île. Un peu plus de 7 km, pas de dénivelé, un casse-croute au milieu : le bonheur tranquille et pas exigeant. Ce qu'on aime. Revenus au point de départ, on décide d'aller au point culminant de l'île qui s'appelle étonnamment Alto Garajonay. A peine les premiers mètres de dénivelé franchis, clouds are back again... So, ben plus grand chose à voir. To the top quand même et back to the bottom chez Snow White.


dimanche 12 décembre 2021

Fairy tail

Dernier jour à La Goméra. D'autres balades dans le Garajonay mystérieux, sombre et humide. Il était une fois... Magique !


lundi 13 décembre 2021

Retour à la cage départ

Ce matin, un soleil comme ça dans les rues de San Sebastian de la Goméra. 25 degrés à l'ombre, 13 décembre, on prend. On lève l'ancre à 14 heures pour San Miguel de Tenerife et passer notre dernière nuit aux Canaries. Demain, on décolle pour Malaga. On va rester quelques jours dans le sud de l'Espagne et on regagnera nos pénates charentaises. Merci à tous ceux qui nous ont suivi (surtout à ceux qui nous ont laissé des commentaires).

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