Retrouvons-nous là où nous nous sommes quittés : à Madrid mais 2 mois plus tard, le 24 avril 2012. Après la visite du musée qui nous manquait, Thyssen-Bornemisza, ou, comment passer devant plus de 800 toiles de maîtres en moins de trois heures : impossibilité physique, saturation de toutes les couleurs, tête qui tourne, jambes qui traînent, c'est trop de tout et au final un goût de pas assez.
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...et une pêche d'enfer au petit déjeuner. |
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Donc après une nuit madrilène
requinquante au Palacio de Tepa...
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On se retrouve où ? à Bali ? Non.
Dans un parc floral ? Non plus.
Mais l'intérieur de la gare d'Atocha. C'est ti pas beau ! |
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Pleines au départ, bien vidées aux derniers kilomètres ;
pour l'instant danseuses équilibristes
sur la barre de la vitre du wagon casse-croute.
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Puis wagon casse-croûte
dans le train Madrid-Grenade.
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La première qui tombe paye son coup...
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Après cinq heures et demi de train : GRENADE !!! On va s'éclater !
Et tout de suite, cartes et guides en mains : on commence par où et comment ? |
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On choisit de suivre à pied l'itinéraire du "Péquénio Pouceto",
mais...
...c'est par où la sortie ? |
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On commence par le "Corral del Carbon" -
édifice arabe du XIV ème siècle,
d'abord hôtel-auberge sous les Maures
puis dépôt de charbon sous les Chrétiens...
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et le regard pas catholique d'Isabelle une place plus loin.
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| On enchaîne : les bords du Darro.... |
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| ...les ruelles qui montent "durro"... |
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| ...les portes mal fermées.... |
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| ...les chansons des murs... |
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... les conteurs cachés.
Interlude musical |
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Fin de la première journée, dans le crépuscule de l'Albaicin -quartier- colline où il fait bon flâner.
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Et la nuit s'invite sur Grenade et la plaine de la Vega.
Bonne nuit Pierre et Virginie et à demain pour notre série "Oldies but goldies".
On a hâte. Vivement demain matin...
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| Et le lendemain matin : c'est ça ! |
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Ça !!!!
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| Ça ! |
Et ça c'est : l'Alhambra. Olé!!!
Et une brebis dans la bonne direction...
Venez, venez, par ici.... Par là...
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| Partout... |

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| Du détail.... |
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| ... au panorama. |
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| Du vertical en stuc... |
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| du stuc en grand stock. |
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| Du végétal bien taillé |
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| Des bancs bien alignés |
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Bon, allez, c'est pas tout ça
mais c'est par où la sortie... |
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| Faudrait voir à ne pas se laisser enfermer ! |
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Une fois dehors, de l'autre côté,
sur l'Albaicin :
"Franchement, t'as trouvé ça comment ?" |
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No comment.
L'Alhambra, on la préfère comme ça.
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| De l'autre côté du Darro, à la terrasse d'un café.. |
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Une Alhambra couleur crépuscule, avec tous ses fantômes.
A lire : Les contes de l'Alhambra de Washington Irving.
Et puis après...
Place à d'autres fantômes, ceux de la nuit, bien en vie.
Direction le Sacromonte, au dessus de l'Albaicin. Ancien repaire de gritans, de gigous, et autres bandits de petites ruelles, détrousseurs de "carmens"et amoureux de la luna".
Place au flamenco ou plutôt à la "Zambra Gitana", la version locale du "pourrrrquoiaaaaaaaa, tou ma fé çaaaaaaaaaa".
Je plaisante.
Au bout d'une heure on les a crus, les chanteurs qui saignent de la voix, les cogneurs du talon, les écorchés du dedans. Le moment était unique, habillé de passion, on aurait pleuré avec eux. Ils étaient magnifiques.
Allez-y donc à la "Cueva del Rocio" et retenez bien vos oreilles...
Allez-y donc et donnez-m'en des nouvelles.
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Et puis le 28, jour du départ, il a plu. Toute la matinée, sans discontinuer. On voulait, on voulait mais qu'est-ce qu'on pouvait ! Allez un dernier tour à la Carrera del Darro.Et un parapluie plus tard nous étions sous le déluge. Une opportunité s'est offerte. Nue. El banuelo ! Des bains arabes du XI ème. Quitte à se tremper...
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| Bien. Arcs à cheval.
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| Et dans le guide ? La chaudière et le four fournissent l'eau bouillante, la salle d'eau froide est la plus grande, le plafond émaillé de lucarnes en forme d'étoiles....Ok.
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| Atmosphère particulière.
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En fait, dix siècles déjà, et elles sont toujours là.
Petite éternité des constructions humaines...
A savourer...
Où le minéral reste, le végétal passe...
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...et l'animal s'en fout !
Comme dit mon pote Pedro "une vie de chien ou une vie de merde, c'est pareil".
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Et qu'en pense la princesse :
-"Vu sous cet angle-là, en effet...."
Allez à la proxima vez ! Ciao !
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